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Monday, July 23, 2012

Bouteflika et Hollande : Il est minuit Docteur Frankenstein

L’Etat algérien et l’Etat français entretiennent les rapports malsains de la créature avec son créateur, quand celui-ci, le créateur, a le visage du Docteur Frankenstein...

Le mensonge est leur lot commun. Car il faut cacher, précisément, ce lien de créature à créateur et, bien sûr, de créateur à créature, ce ballet se dansant à deux, selon une dissymétrie particulièrement riche en sens uniques et en culs-de-sac…

« Cachez ce lien que je ne saurais voir ! » tel semble être le maître-mot d’Abdelaziz Bouteflika à François Hollande (et vice-versa) – représenté ce lundi 16 juillet à Alger par Laurent Fabius – tout affairés, encore et toujours, à masquer la vraie nature du lien qui les unit.

C’est sûr, tous les deux connaissent par cœur leur récitation. Pour la galerie, la « colonie » Algérie (ou, si l’on est plus érudit, les départements) s’est battue unanimement pour son indépendance, et ces rapports perpétuellement tendus entre les deux Etats sont le fruit de l’affrontement initial et fondateur. Ceci explique, nous dit-on, pourquoi la France était persona non grata aux cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance, célébrées il y a quelques jours, à Alger. En réalité, cet entrechat diplomatique vise, en nous refaisant pour la énième fois le coup de la brouille, à mieux cacher les liens de complicité totale, de collusion intime, les petits et les grands secrets, les intérêts communs à la créature et à son créateur…

D’ailleurs, au-delà des bisbilles montées en épingle et des rancœurs en carton pâte, Abdelaziz Bouteflika et François Hollande sont exactement sur la même longueur d’onde sur le chapitre historiographique : avec l’aide du grand prêtre Benjamin Stora (omniprésent sur les deux rives de la Méditerranée pour dispenser la bonne parole en ce cinquantenaire (1)) ils sont bien d’accord pour proclamer très officiellement qu’en 1962, il y a tout juste cinquante ans, la France, enfin lucide car enfin gouvernée par le grand général de Gaulle, s’est rendue à l’évidence d’un divorce inéluctable avec l’Algérie.

Nos deux compères, François et Abdelaziz, savent pourtant parfaitement, mais cela ils ne le disent pas, que le barréso-maurrassien de Gaulle méprisait les Algériens, arabes ou berbères, qu’il appelait indistinctement les « Bougnoules », et avait compris (c’est le cas de le dire…) qu’en leur accordant l’égalité des droits, il métamorphoserait la France. « Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises mais Colombey-les-Deux-Mosquées. », expliquait-il en coulisses. Le bonhomme en ayant au moins autant, bien entendu, au service des « Nègres »…

Alors de Gaulle décida que l’Algérie serait « indépendante », comme le reste des territoires (et surtout des populations…) d’Afrique. Et pour en finir avec les millions de Harkis, d’Algériens francophiles ou pro-français, de Pieds-Noirs qu’il trouvait malencontreusement sur sa route, il s’allia tout simplement avec le FLN. Ainsi les uns furent massacrés en masse, les autres collectivement chassés du pays, toujours avec la bénédiction du Général.

C’est sur cet exode (plus d’un million de personnes sur une population de dix) doublé d’un gigantesque bain de sang (selon les historiens, entre 45.000 et 150.000 morts, peut-être 200.000, voire davantage…), tant de forces vives et de joies perdues, qu’a été fondée l’Algérie contemporaine, avec le FLN placé à sa tête dans le rôle du nettoyeur.

Nation apocalyptique, on le voit, puisque, dans l’esprit de celui qui tirait les ficelles, Charles de Gaulle, l’option FLN permettait de briser définitivement tous les liens humains ou affectifs qui, tôt ou tard, eussent pu reconduire à une fraternité franco-algérienne. C’est-à-dire à une réunification franco-africaine lourde en dangers de métissage (2)...

Désormais brisé, désorganisé, terrorisé, amputé d’une partie de lui-même, ce qui restait du peuple algérien fut soumis à un gigantesque bourrage de crâne par le régime que l’ancien maître avait choisi pour son aptitude à servir une idéologie nationaliste des plus radicales, mais aussi pour son talent à transformer une « indépendance » exaltée ad nauseam en formidable hold-up, avec ce titre accrocheur : main basse sur les hydrocarbures… et sur tout le reste !

Ainsi l’Algérie prétendument souveraine sombra dans la tyrannie et la manipulation surmultipliées, sous l’œil bienveillant du général de Gaulle, orfèvre en ce domaine, fondateur de la glorieuse Ve République bâtie sur le cadavre de l’unité franco-algérienne. Opération réussie, puisqu’il ne viendrait aujourd’hui à l’esprit d’aucun officiel algérien (ou français, ou franco-algérien) d’émettre le moindre doute au sujet de la thèse officielle, comme le fit, par exemple, l’ambassadeur Henri Lopes, à propos des indépendances en Afrique subsaharienne (3).

Alors à un demi-siècle de là, lors d’un tout petit voyage de l’an 2012, à travers Laurent Fabius, François Hollande comme avant lui tous ses prédécesseurs, prétend donner un « nouvel élan » afin de bâtir la réconciliation, tout en continuant, simultanément, de perpétuer les mensonges qui ont permis de tout détruire…

A l’heure où ses plaies, ses mensonges et névroses postcoloniaux menacent de disloquer la France et achèvent de ravager l’Afrique, impossible gageure ou démarche paradoxale ?

Les deux, Docteur Frankenstein, pardon, Monsieur le Président…

 Alexandre Gerbi

(1) http://fusionnisme.blogspot.fr/2012/03/limposture-stora-ou-la-plateforme.html

(2) http://fusionnisme.blogspot.fr/2012/03/lhymen-republicain-recousu-rediff.html

(3) http://fusionnisme.blogspot.fr/2011/01/la-revolution-savance-ou-quand-henri.html

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L'Uruguay légalisera le cannabis !

On peut y trouver des produits bien plus dangereux que les canabis en vente libre, notamment dans les pharmacies et ceci partout dans le monde. 

Cela me fait penser ? l’alcohol, produit n?faste pour la sant? mais autoris?, donc la consommation abusive conduit ? des accidents de divers natures ...

Je n’ai jamais fum? du canabis dans ma vie, j’en suis peut-?tre le seul, mais j’ai eu dans mon entourage pas mal de gens qui ont consomm? du Cannabis, certaines r?guli?rement, mais je n’ai jamais connues des exc?s de violence de la part de ses gens la, comme ont peut le constater avec l’alcohol.

Enfin un autre ?tat, l’Uruguay, apr?s le Pays Bas avec ses coffee shops, qui finit avec cette hypocrisie, de pourchasser les fumeurs de cannabis.

Un petit B-Mol quand m?me : Comme la surconsommation du Canabis n’est pas anodine, voire dangereuse pour la sante, il est (pour moi) n?cessaire d’accompagner la l?galisation de cette drogue avec une accompagn? d’avertissements sur le risques, la sant? notamment ! C’est essentiel ! 

Le canabis ? aussi un ?ffet n?faste pour la conduite (circulation routi?re).

La toute premi?re ?tude ?valuant l’impact du cannabis sur les conducteurs montre que consommer cette substance double pratiquement le risque d’accidents mortels.

Et sans oublier pour les sportifs, le cannabis est inscrit sur la liste des produits dopantes.


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Sunday, July 22, 2012

Dur dur d'être un syrien...

Qu’ est ce qui se passe en Syrie :

Damas affronte son peuple mais pas que !

Si les gens de Syrie veulent le changement, ils auraient souhaiter ?viter de passer par la case "Guerre Civile" voir "Guerre tout court".

Mais gr?ce aux brillantes interventions de l’OTAN et de l’ONU (qui n’a plus aucun sens sauf celui d’?tre le repr?sentant d’une bande d’escroc), ils ont r?ussis ? amplifier le probl?me et augmenter le nombre de gens tu?.

Les mercenaires et l’armement Lybiens est r?utiliser par des clans locaux Syriens qui veulent se r?approprier du pouvoir.

Les alli?s de l’OTAN fournissent de l’armement et de l’aide aux "REBELLES".

C’est fameux "REBELLES" qui sont un m?lange de civil Syriens, de clan locaux, de membre de "AL QUA?DA" venu de toute l’Afrique et autres mercenaires occidentaux mandat?s par l’OTAN ?

La Russie et la Chine qui ont bien compris ce qui s’est pass? en Lybie, ont aussi constat? l’accaparement des ressources par l’OTAN avec pour cons?quence le v?to in?vitable et tout ? fait compr?hensible.
(Merci Mr Sarkozy pour votre connerie internationallel...personnellement j’esp?re que vous irez en Prison ainsi que la bande qui vous soutient).

Ce n’est donc non pas un combat pour la paix qui se joue en SYRIE mais une lutte sur l’?quilibre des forces internationales.

SVP arr?tez de colporter la propagande occidentale sur la lutte des gentils citoyens pour leurs libert?s.

Depuis plusieurs mois ce n’est plus du tout le cas !

Et les reports de massacre diffuser par la propagande occidentale main stream ne sont pas aussi clairement imputables aux r?gimes Syriens que l’on veut nous le faire croire. (cf le grand reporteur mort)

J’ai encore l’image des Clowns de la r?volution Libyennes qui n’ont jamais et de tr?s loin ?t? pr?pond?rant dans la r?ussite (pay?e) de leur entreprise...avec pour cons?quence la double perte de leur pays..

Concernant la Syrie rien n’est ?vident. Ce dessin n’a aucun sens !


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Née sans bras ni jambes à cause d'un médicament, elle devient millionnaire

Née sans bras ni jambes à cause d'un médicament, elle obtient des millions de dollarsAprès un demi siècle de calvaire, Lynette Rowe obtient finalement un dédommagement pour son handicap. Plusieurs millions de dollars australiens lui sont au bout du compte versés par la société Diageo. Ce groupe n’est autre que l’acquéreur du distributeur anglais The Distillers Company, qui a commercialisé un médicament anti-nausée, la thalidomide, que la mère de Lynette Rowe avait pris pendant sa grossesse. La thalidomide, commercialisée dans le monde entier de 1956 à 1961 (année de son interdiction) et destinée aux femmes enceintes victimes de nausées, est le pire cauchemar de Lynette Rowe.

Et elle le dit sans détour : « Je suis née sans aucun membre à cause de ce médicament que ma mère a ingéré pendant sa grossesse ». Il est vrai que ce produit a été la cause de nombreuses malformations futures sur les embryons. Selon les experts, pas moins de 10 000 bébés seraient nés sans bras ni jambes, avec des malformations au rein et au cœur, à cause de la thalidomide. Les avocats de Lynette Rowe ont exprimé leur soulagement : « Ces millions de dollars seront suffisants pour garantir un très bon niveau de soins à notre cliente pour le reste de sa vie » tout en faisant ce terrible constat : « La thalidomide est le plus grand désastre pharmaceutique de l’histoire  ».

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Dr Sécurité et Mr Radar

Plusieurs points, en vrac :

1 - Les radars sont un business, sur fond de justification sur la s?curit? routi?re ( mais c’est devenue un pr?texte ).

2 - La politique radar est dangereuse ? long terme, Elle cr?e un syst?me de punition de plus en plus ill?gitime et non justifier au pr?s de la population ( voir l’histoire des panneaux radar, et avertisseur radar ). Pire elle se substitue ? une vrais politique de s?curit? routi?re, r?primant les comportements vraiment dangereux, et faisant de la pr?vention ( aujourd’hui compl?tement inaudible car rejet? et pour le moins abandonner ).

3 - Les ?thylotests sont une large escroquerie, non seulement il ne peuvent pas ?tre stoqu? dans de bonne conditions ( qui peut qu’a l’int?rieur d’une voiture la temp?rature ne d?passera jamais les 40?c ?). En fait cette mesure est le fruit d’un gros lobbying des fabricant d’?thylotest. A savoir aussi que les ?thylotest on une date d’expiration.

4 - Pour la question des transports alternatif, le ferroutage n’est pas la meilleur des solutions, c’est compliqu? et couteux pour les soci?t? de transports.

5 - Il manque une vrais politique de circulation en France actuellement, une autorit? qui harmonise les conditions de circulation. On assiste ces dernier temps a une surrench?re de ce que j’appelle les "fac?ties des maires", multiplication des stops anti-circulations ( mis sur l’axe principal ), multiplication des limitations de vitesses comme ?a, dos d’?ne en veut tu en voila, r?duction de voies, chicane a l’entr?e des villes. c’est clair qu’on ne roule pas vite, d’ailleurs on ne peut plus roul?. Le meilleur exemple est Paris, ou 1/3 des places de parking on disparue sous l’aire Delano?, le tout pour mettre des voie de bus (qui ne r?ponde pas n?cessairement au besoins des utilisateurs) , mais le meilleurs, c’est qu’il ne propose pas d’alternatives. Parisien automobiliste d?merdez-vous, mais c’est pareil ailleurs.

Bref, j’attends une vrais alternative.


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La Chine et l'Afrique : le grand dilemme ?

Depuis l'année 2000, tous les 3 ans, les autorités de Chine et de certains Etats africains liés à la seconde économie mondiale tiennent un sommet qui est censé être un moment fort de leurs relations en pleine expansion.

Lors du dernier en date, qui vient de se tenir à Pékin, le Président chinois Hu Jin Tao a annoncé des prêts pour un montant total de 20 milliards de dollars US aux pays partenaires de la Chine sur le continent africain.

Visiblement, la direction chinoise, qui prépare une transition au sommet de l'Etat, entend poursuivre l'implantation des intérêts chinois en Afrique, alliant ce que d'aucuns en Europe nomment “la politique du chéquier” à des discours anti-colonialistes visant très directement l'Union européenne, une politique et une phraséologie qui gagnent du terrain, au moins dans les sphères dirigeantes de nombre d'Etats africains, souvent acquises à la cause de la Chine par une pluie de dollars bienvenus.

JPEG - 6 kole premier porte-avion chinois

Réalités, discours et contradictions de la politique chinoise en Afrique

Nul n'ignore plus la puissance chinoise qui se déploie en Afrique avec une énergie forcenée et des moyens matériels comme humains à l'échelle, immense, de la Chine.

A l'évidence, les entreprises chinoises, étatiques ou privées, ont fait d'une partie de l'Afrique, non pas un empire colonial ou un pré carré, mais un immense terrain où, avec des difficultés et des erreurs parfois, la Chine se bâtit à la fois un réseau d'Etats-clients, une zone d'extraction minière vitale pour son économie et un marché commercial bien utile en période de crise mondiale systémique.

Deux chiffres disent tout de l'évolution de plus en plus rapide des liens sino-africains : Selon les données officielles des autorités de Pékin, en 2011, les exportations de la Chine vers l'afrique ont atteint 166,3 milliards de dollars US.

La même année, les exportations africaines vers la Chine ont culminé à 93,2 milliards de dollars US.

Pour donner un ordre de grandeur de la croissance des relations économiques sino-africaines, en 2001, toute l'Afrique exportait vers la Chine pour 5,6 millirads de dollars US !

En dix ans, le montant des exportations africaines a donc cru d'environ 18 fois son chiffre initial de 2001.

Un tel bouleversement desrapports commerciaux n'a pas été sans conséquences pour les concurrents de la Chine en Afrique. De l'Afrique du Sud à la Tunisie, des côtes guinéennes aux anciennes colonies portugaises ou françaises, voire belges, la Chine avance ses intérêts, parfois de manière très critiquée, notamment par son importation de main d'oeuvre nationale sur le territoire du pays concerné, sans se soucier du chômage et de la misère des populations locales, et encore moisn de la souveraineté nationale des pays, un sujet pourtant très sensible en Afrique.

Ces faits, réels, et aussi parfois une arrogance de cadres locaux chinois qui sont souvent totalement ignorants de la culture, des coutumes, des lois des pays dans lesquels ils s'implantent de façon massive, ont généré une colère croissante des populations africaines, et c'est en partie la raison de l'annonce de prêts à hauteur de 20 milliards de dollars par Hu Jin Tao.

En même temps, les choses sont bien plus complexes et les relations d'interdépendance font que, tant les autorités chinoises que celles des pays africains amis de la Chine, mesurent les dangers du mécontentement croissant contre cette mainmise chinoise, même teintée d'un langage anti-colonialiste et drapée dans l'héritage revendiquée du maoïsme sur le continent noir.

Il n'en reste pas moins qu'à Pékin, de hauts responsables ont mis en garde contre ces tensions fortes et ont poussé à des inclnaisons de la politique africaine de la Chine. Et qu'ils ont été en partie entendu et écouté par leurs chefs.

Le dilemme sino-africain : l'objectif du développement d'un côté, l'obsession de la stabilité en Chine de l'autre

L'Union européenne a beau critiqué, de manière discrète, les manières de procéder employées en Afrique par les autorités chinoises, et essayé de se donner une contenance vertueuse, la réalité des rapports de force ne s'en exprime pas moins avec clarté, certains diraient avec cynisme.

Face à des Etats-Unis lointains, une Union européenne désargentée et en crise, une Russie qui n'a pas pour le moment les moyens de reprendre la politique d'amitié, fructueuse pour son économie, de l'époque soviétique, les dirigeants africains, en grande majorité, ont compris que le développement de leurs économies nationales ne peut passer, dans la périodez actuelle, que par le biais de la Chine, devenue à tous points de vue une superpuissance, tant économique que militaire et financière ;

Ainsi, quand des ministres européens vitupèrent contre ce qu'ils appellent “la politique du chéquier”, des hauts responsables africains leur rétorquent, non sans quelque raison, que pour se développer, il vaut mieux avoir un partenaire riche et intéressé que des anciens Etats coloniaux financièrement exsangues et qui n'ont plus les moyens d'aider leurs ex-colonies.

C'est ainsi que, notamment, les intérêts français sont poussés, de diverses manières, hors de la zone d'influence chinoise en Afrique. La Chine ne fait pas mystère de son objectif qui est de s'accaparer les terres rares, les richesses du sous-sol africain, et si possible, détenir le contrôle militaire des accès à ces zones essentielles pour son économie.

Tandis qu'en Asie, la politique chinoise d'ensemble vise clairement à des relations apaisées, dans l'intérêt même de la stabilité du pouvoir à Pékin, en Afrique, il apparaît évident que la Chine entend maîtriser les sols et donc les sous-sols, protéger ses installatiojs d'extraction et ses usines ainsi que ses routes commerciales vers la métropole, ce qui suppose d'un côté apporter, dans la limite des intérêts chinois, une aide contributive au développement réel des pays concernés, et de l'autre renforcer sa présence militaire, partant du principe qu'avoir des terres riches en minerais indispensables sans sécuriser les voies pour les transporter vers la Chine, serait un danger majeur pour la stabilité de l'Etat et donc la pérénnité de sa direction politique.

Il en résulte que la Chine tourne des yeux militaires, notamment en termes de puissance navale, vers l'Océan Indien et l'approche de ses côtes méridionales, riches en industries de transformation.

La mise en service d'un premier porte-avion aux couleurs de la Chine est une illustration de cette stratégie de sécurité évidente de ses approvisionnements en minerais africains. L'effort financier colossal en vue de doter la Chine d'une marine militaire puissante et aisée à déployer à distance, avec si possible des ports d'attache en Afrique et sur les routes maritimes sino-africaines, est lié à ce constat et à ses conséquences géo-stratégiques.

Les talons d'Achille de la Chine en Afrique

La direction chinoise comprend bien que le talon d'Achille de toute sa politique africaine n'est pas les mécontentements locaux qui lui semblent pouvoir être gérés de façon positive, de son point de vue, avec des capitaux, des emplois, des infrastructures publiques et des prêts, mais la longueur imposante de ses communications commerciales avec l'Afrique.

Les dirigeants chinois ont conscience qu'ils sont dans une situation quasi-inespérée pour eux en Afrique, et que leur politique africaine apporte à leur pays les ingrédients nécessaires à la bonne marche de son économie, mais aussi une maimise sur des matières premières qui seront essentielles dans un avenir proche, et, pour cela, ils ont avec eux le temps, l'argent et le passé politique de leur pays.

Ils savent donc que les dirigeants africains ne peuvent pas se passer- pour le moment- des apports de la Chine pour assurer leur propre stabilité qui passe aussi par un développement de leur économie nationale.

Cependant, à terme, il est manifeste que, face à la voracité des appétits chinois sur le sous-sol africain et l'intrusion croissante de ce pays dans la vie des peuples du continent nour, il n'est pas exclu que la Chine finisse par apparaître aux peuples d'Afrique comme un nouvel Etat colonisateur.

C'esf là le fond du dilemme sino-africain : chacun a, pour le moment, à la fois besoin de l'autre pour assurer ses propres intérêts immédiats, mais ce qui sortira au final de cette situation inédite pour l'Afrique est la grande inconnue historique... pour la Chine.

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Entretien avec Ulrich Lamsfuss, peintre allemand

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Plus que deux jours (vendredi 20 juillet et samedi 21) pour découvrir les huiles sur toile du jeune peintre germanique Ulrich Lamsfuss à la galerie Daniel Templon, 30 rue Beaubourg dans le 3e arrondissement, Paris, juste derrière le Centre Pompidou. On y croise un Michel Houellebecq sirotant un mojito, une grande vague, un Caravage, un martin-pêcheur, un véhicule militaire, un chou, une tête de mort, des poivrons, des tomates… Dans le livre d’or de cette expo intitulée Afternoons in Utopia (allusion au groupe new wave berlinois Alphaville), un certain Se note « Le blanc, on dirait des nouilles » et Sylvie Boulloud, de son côté, constate : « De la peinture et du sens  ». Dans notre époque sursaturée d’images, qui consacre l’œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique (cf. Walter Benjamin), Lamsfuss met paradoxalement en avant la copie plutôt que l’original. Plutôt que de vanter l’aura et la beauté unique de l’original, ce « copieur » cultive l’art de la copie et de la contrefaçon. Ici, les cartels sont un indice : ils portent un titre qui mentionne l’origine du motif (publicité, photo ou peinture) et la date de sa reprise par Lamsfuss.

Né en 1971, Ulrich Lamsfuss vit et travaille à Berlin. Il a étudié sous la direction de Georg Baselitz à l’académie des Beaux-arts de Düsseldorf dans les années 90. A 41 ans, Lamsfuss, comme certains de ses confrères (Néo Rausch, Jonathan Meese…), revient à la peinture figurative, longtemps décriée parce qu’ « illustrative » aux yeux des ayatollahs de l’art conceptuel. Obsédé par la notion d’originalité et de paternité d’une œuvre, il réalise ses tableaux (portraits, paysages, nus, etc.) à partir de photographies empruntées à la presse, le cinéma, la mode ou la publicité. Il s’amuse aussi à copier des photos de plasticiens contemporains comme Thomas Struth ou Jeff Wall. Reproduisant TOUT fidèlement, il peint par touches méticuleuses, comme s’il brodait la toile. En dépouillant chaque image de son contexte, il brouille alors sa lecture : derrière un Caravage, se cache une mauvaise reproduction de manuel d’histoire. Chez lui, un zombie hollywoodien devient la figure dérangeante d’un grand brûlé et vice-versa. A l’heure du matraquage publicitaire, Lamsfuss joue sur les codes de l’image et invite les spectateurs que nous sommes à s’interroger sur l’iconographie de notre société, par exemple : que disent les images que nous produisons et qui nous « produisent » (en nous conditionnant) ? Devant un tableau léché de cet orfèvre, oscillant entre hyperréalisme et « superréalisme », le spectateur, tel un enquêteur, est tenté de déjouer les artifices de l’image fabriquée, quitte à se mettre dans la peau du peintre : « Je suis quelqu’un qui tente de percer la surface. » (Lamsfuss). L’alternance entre l’ensemble et le détail qui fait mouche crée un fort impact sur le regardeur qui n’en finit pas, pour désamorcer les pièges de l’imagier, de s’interroger ad libitum sur les racines de notre culture visuelle.

Vincent Delaury : Que retenez-vous de votre formation artistique ? Et de l'enseignement de Baselitz, peintre important du néo-expressionnisme allemand ?

Ulrich Lamsfuss : Je ne sais pas. Au final, je ne me sens pas trop éduqué, voire pas du tout ! J’ai détesté toutes les écoles. Il y a une connexion entre Baselitz et moi car nous sommes tous les deux des peintres, mais avec un cadre très conceptuel. Les premières peintures « renversées » sont très importantes pour moi. En tant que professeur, il m’a plus ou moins laissé trouver mon propre chemin, il passait juste à mon atelier régulièrement pour discuter de mon travail. J’ai aimé ce mélange de distance et d’intérêt.

Y a-t-il des artistes (classiques, modernes ou contemporains) qui vous inspirent particulièrement ?

La « picture generation » est très importante pour moi, Sherry Levine, Robert Longo, Richard Prince mais aussi les grands pionniers de l’appropriation : Marcel Duchamp et Elaine Sturtevant. Des peintres comme Francis Picabia, René Magritte, Franz Gertsch, Chuck Close et Gerhard Richter [actuellement exposé à Beaubourg*] et des artistes comme Christopher Williams, Stan Douglas, Rodney Graham, Fischli/Weiss, Struffski (Thomas Struth. Thomas Ruff, Andreas Gurski) m’inspirent. Et j’aime les mélanges contemporains comme Elmgreen & Dragset, Bernadette Corporation et ceux de la reconstitution comme Jeremy Deller du côté conceptuel. D’un autre côté, j’aime tous les photographes, aussi bien ceux de la mode que les grands reporters de guerre.

Vos peintures sont très léchées, telles des images de papier glacé. Quel est votre rapport à l'hyperréalisme ? A l'art conceptuel ? Si on vous dit que vous êtes à la croisée des deux, via une « déconstruction » de l'image pour en révéler les codes, êtes-vous d'accord ?

Je suis d’accord. C’est toujours très étrange : quand je rencontre des peintres je me sens artiste conceptuel, et passer du temps avec des artistes conceptuels me fait me sentir peintre. L’hyperréalisme est la connexion. Après le tournant pictural, l’image a dépassé la réalité. Le second ordre est plus important que le premier. La copie est plus pertinente que l’original. Pour moi cela n’est pas une sorte de snobisme intellectuel (un principe intellectuel alambiqué) mais mon expérience centrale. Je trouve donc que regarder attentivement les copies de la réalité est une évidence, totalement pertinente. L’hyperréalisme est donc de l’art conceptuel, et est d’ailleurs très sous-estimé.

Etes-vous un boulimique d'images ? Où les puisez-vous, sur Internet ? Captures d'écran ? Presse ? TV ? Etc.

Bien sûr je suis obsédé par les images. Elles représentent le monde. Si vous allez à New York par exemple, il est difficile pour la réalité de concurrencer toutes les images dont vous aviez déjà fait l’expérience. Comme je ne suis pas intéressé par des contenus en particulier, j’essaie de garder un esprit ouvert. Je récupère toutes sortes de magazines et de catalogues pour peu qu’ils contiennent des images qui peuvent être peintes. Je peins d’après des livres de cuisine, j’utilise des stocks de photos comme celui de Getty images et parfois je m’arrange pour choisir l’image et demander à un photographe, ami ou que j’admire, d’en prendre une photo.

Qu'aimez-vous faire à Berlin ? Avez-vous des passions autres que le dessin et la peinture ?

J’aime vivre à Berlin, c’est simple. Et j’ai passé des années très intenses ici. La scène musicale électro a eu une grande influence sur moi dans les années 90 et au-delà. Je crois que la techno a représenté pour moi le dernier grand choc esthétique. Pas de contenus, pas de stars, pas d’objectif, pas d’original. Mais j’ai grandi et je préfère vivre une vie de famille simple désormais.

Avez-vous un rapport particulier avec la ville de Paris où vous exposez actuellement ? Appréciez-vous particulièrement certains artistes de chez Templon ? Est-ce que vous fréquentez d'autres artistes ou bien êtes-vous un solitaire ?

Eh bien Paris est également une image très dure mais je l’aime car elle est très urbaine. Elle a de l’élégance et de la confiance, qualités trop rares à Berlin. Après dix ans de collaboration avec la Galerie Templon, elle me semble familière. Je n’ai pas de relations particulières avec les artistes mais je me sens très bien entouré : j’aime Gregory Crewdson, Hiroshi Sugimoto, Ed Ruscha et René Wirths, mais aussi tout ce qui est minimal, et les propositions picturales d’Eric Fischl à Oda Jaune en passant par Gérard Garouste. Avant, j’étais un solitaire dans le monde de l’art. Et je n’excellais pas dans l’art de la conversation. Je travaille à changer cela. Il y a trop à perdre à rester dans son coin.

Le dessin sert-il de préparation aux peintures, ou peignez-vous directement sur la toile par rétroprojection ?

J’utilise une trame et je fais un dessin au début pour me faire une idée, ainsi j’évite des erreurs par exemple de proportion, taille ou format.

Vous peignez avec quels outils pour obtenir une telle précision ? Loupe ? Appui-main ?

J’ai développé un chevalet qui soutient ma main, et je porte mes lunettes. C’est tout. Tout le reste est patience et contemplation.

Combien de temps vous prend environ la réalisation d'une peinture ?

Une petite toile prend au minimum une semaine, une plus grande peut facilement demander quatre mois de travail.

Vos coups de pinceau évoquent une mêlée de vermicelles ou d'asticots. Cet effet-là est-il voulu ?

Je m’améliore. C’est un problème lié à ma technique. Je mets les choses que je vois sur la toile, vraisemblablement elles deviennent un peu plus grandes/grosses et le contraste surgit. Je travaille sans trucs.

Pour une même image (par exemple des oiseaux, canaris ou perroquets), vous en faites deux ou trois versions différentes. Pourquoi ? Pour épuiser le sujet ?

Exactement. Peindre une image signifie la ralentir, la freiner. Si ce n’est pas assez lent, il faut la répéter. Faire en sorte qu’elle ne parle plus. Et c’est aussi l’idée que le temps de réalisation d’une œuvre, qui me plonge dans l’espace-temps de la peinture, n’est pas le temps de la consommation visuelle, vulgaire. 

Y a-t-il dernièrement une exposition (à Berlin ou ailleurs) qui vous a marqué ?

J’ai aimé l’exposition de l’Américain Robert Longo à la Capitain Petzel Gallery, Berlin.

Propos recueillis par Vincent Delaury, le lundi 14 mai 2012, à Paris, avec la collaboration de Victoire Disderot. [Photo 1 : Autoportrait de l’artiste, 2010 (détail) ; photo 2 : Dirk Hasskarl, Michel Houellebecq (2003), 2010, huile sur toile, 90x90 cm ; photo 3 : Le Caravage, L’Incrédulité de saint Thomas, 1601-02, 2010].

* Exposition Gerhard Richter, Panorama, 6 juin – 24 septembre 2012, Centre Pompidou, Paris. Ici : http://www.centrepompidou.fr/Pompid...

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